Que faire au Gabon ? Vivre le grand frisson face aux hippopotames surfeurs et aux éléphants de forêt à Loango.

Que faire au Gabon ? L’aventure brute qui a bousculé ma routine

S’offrir un voyage authentique en Afrique : voilà le défi que je m’étais lancé pour rompre avec le quotidien. Je vais vous faire un aveu. Il y a encore quelque temps, je passais mes soirées à scroller sur des flux d’images saturées, à rêver de destinations interchangeables. Vous savez, ces voyages sur catalogue où l’aventure se résume à un selfie millimétré au bord d’une piscine à débordement. Je voulais du dépaysement, de la nouveauté, mais je choisissais le confort du déjà-vu. Et puis, j’ai eu un déclic. J’ai eu besoin de planter le décor d’une vraie rupture, de poser mes valises là où la nature dicte encore ses lois.

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous vous demandez sérieusement que faire au Gabon. Alors, laissez-moi vous prévenir, l’ami : ce pays d’Afrique centrale ne va pas simplement vous accueillir, il va vous bousculer. Oubliez les circuits balisés et les parcs d’attractions pour touristes en quête de repères. De mon côté, le Gabon a été une claque visuelle monumentale, un retour aux sources thérapeutique que je conseille à tous ceux qui ont encore l’âme d’un explorateur.

Le Gabon est un joyau vert, une terre où chaque parc national réserve une surprise. Un voyage au Gabon, c’est l’assurance de découvrir un pays unique, loin du tourisme de masse. Si le Gabon vous attire, c’est que vous cherchez autre chose. Le Gabon offre une biodiversité que peu de pays possèdent encore. Bref, voyager au Gabon, c’est choisir l’authenticité.

Allez, venez, je vous embarque dans mon carnet de bord au cœur de l’Afrique verte pour savoir enfin que faire au Gabon.

1. Mon électrochoc à Libreville la capitale

Mon voyage a commencé obligatoirement par Libreville, la capitale. Autant vous le dire sans détour : le contraste m’a sauté aux yeux dès la sortie de l’avion à Libreville. C’est un joyeux tourbillon où la modernité des grands boulevards maritimes de Libreville embrasse l’effervescence des quartiers populaires de la ville. Cette ville de Libreville ne ressemble à aucune autre capitale d’Afrique. À Libreville, chaque rue raconte une histoire. Pour un séjour réussi à Libreville, il faut accepter de perdre ses repères au cœur de la ville. Libreville la capitale sait comment vous séduire si vous prenez le temps de parcourir la ville.

  • Mon réveil des sens au Marché du Mont-Bouët : Ce n’est pas une simple visite, c’est une immersion totale. Ça crie, ça négocie, ça sent les épices locales, le poisson séché et le coupé-décalé qui résonne en fond. Je m’y suis perdu un peu près du mont, et franchement, c’est tant mieux. C’est ici, à travers les marches et les allées, que j’ai senti battre le cœur de la ville. Les produits du terroir et les coutumes locales s’y mélangent joyeusement.
  • Ma pause iodée sur le bord de mer : En fin de journée, j’ai fait comme les Librevillois. Je suis allé marcher le long de l’estuaire, sur le bord de mer, là où la brise marine vient adoucir la chaleur tropicale sur la cote. J’en ai profité pour goûter à un coupé de manioc et à un poisson braisé dans les maquis (les restos locaux) du quartier Louis. Ces saveurs locales sont un délice. C’est sans chichi, c’est la cuisine locale authentique, et entre nous, ce poisson pêché en mer et cuit au bord de mer est à tomber par terre. La mer ici offre un spectacle apaisant, une vraie vie de quartier.

2. Le parc national de Loango : Le Graal de ma vie sauvage

S’il y a bien une expérience absolue que j’ai vécue, un endroit qui justifie à lui seul de chercher que faire au Gabon, c’est le parc national de Loango. Le parc national de Loango est sans doute le parc national le plus célèbre du pays, un parc national où la faune est reine. Visiter le parc national de Loango, c’est entrer dans un sanctuaire. Le parc national de Loango combine des paysages de plages et de forets d’une beauté à couper le souffle.

Imaginez un instant le tableau qui s’est offert à moi à Loango : une foret primaire dense qui vient mourir directement sur des plages de sable blanc désertes, baignées par l’Océan Atlantique. À Loango, la nature est restée intacte. C’est ici, et nulle part ailleurs, que se produit l’irréel dans ce parc national. Avec un peu de patience, j’ai pu observer le spectacle le plus célèbre du pays : des hippopotames sauvages qui s’aventurent dans les vagues de l’océan pour s’offrir une session de surf improvisée. Les hippopotames sur la plage, c’est du jamais vu !

Mais Loango m’a offert bien plus que des hippopotames. En marchant sur les plages de sable, j’ai croisé les traces de pas fraîches des elephants de foret, des buffles venus chercher le frais sur la plage, et j’ai même aperçu une famille de singes en lisière de foret. La faune sauvage de Loango est exceptionnelle. Les elephants de foret adorent marcher sur le sable. Observer ces elephants et ces buffles en liberté dans leur habitat naturel est une experience unique au monde. J’ai ressenti un sentiment d’isolement total, une sensation de bout du monde au milieu de cette faune et de cette flore. Cette vie sauvage vous prend aux tripes.

3. Ivindo et les chutes de Kongou : Mon face-à-face avec la foret primaire

Je pensais avoir tout vu après le parc national de Loango. Quelle erreur ! Pour continuer à explorer la nature du Gabon, je me suis enfoncé vers l’est, direction le parc national d’Ivindo. Le parc national d’Ivindo est un autre joyau national. Ce parc national abrite une biodiversité unique, une foret dense et des cours d’eau spectaculaires. Pour atteindre les mythiques chutes de Kongou, considérées comme les plus belles chutes d’Afrique centrale, j’ai dû donner de ma personne. L’accès au site se fait en bateau ou en pirogue traditionnelle, en remontant le fleuve Ogooue au milieu d’une cathédrale de verdure, une véritable aventure en foret.

Quand le grondement de l’eau a commencé à étouffer les bruits de la jungle, j’ai su que j’approchais du site de Kongou. Hautes de plus de 50 mètres, les chutes de Kongou m’ont déployé une puissance brute incroyable. Le spectacle de cette eau tumultueuse qui se fracasse contre la roche au milieu d’une foret totalement vierge m’a paru presque mystique. Aucun aménagement en béton pour gâcher ma vue sur le site de Kongou. J’étais seul face au géant de la nature. Une véritable cure de désintoxication digitale dans une foret équatoriale dont j’avais cruellement besoin. Le parc national d’Ivindo est classé au patrimoine mondial de l’unesco pour sa richesse, un titre de patrimoine mondial amplement mérité. Ce patrimoine mondial de l’unesco protège une flore et une faune exceptionnelles.

4. Ce jour où j’ai touché à l’âme du pays : Culture et traditions

Voyager au Gabon sans m’intéresser à sa culture, ses arts et traditions aurait été une erreur monumentale de ma part. Le pays est riche d’une histoire fascinante et de traditions vivantes. Le Gabon est profondément ancré dans ses traditions spirituelles, dont la plus emblématique est le Bwiti, un pilier de la culture gabonaise. L’histoire du pays se lit dans ses rituels.

Loin d’un spectacle folklorique pour les amateurs de sensations faciles, j’ai eu le privilège d’assister à une cérémonie traditionnelle. Les expressions artistiques, la musique locale et les traditions se transmettent de génération en génération. Au son des instruments traditionnels et des chants sacrés, j’ai vécu une immersion culturelle d’une intensité rare. Ce fut pour moi une plongée dans l’histoire et les traditions gabonaises, une communion avec la nature qui a totalement remis en question mon rapport occidental au temps. Le Gabon possède une richesse humaine et une culture uniques que les voyageurs curieux de découvrir l’Afrique authentique sauront apprécier. Les arts et traditions du peuple gabonais méritent un respect immense.

5. De la Lopé à Lambaréné : Histoire et parcs nationaux

Mon voyage s’est poursuivi vers le parc national de la Lopé. Le parc national de la Lopé est un autre site incroyable pour les amateurs de grands espaces. À la Lopé, les paysages changent, mêlant savane et foret. Le parc national de la Lopé est également inscrit au patrimoine mondial de l’unesco pour ses gravures rupestres qui racontent l’histoire ancienne du pays. À la Lopé, j’ai pu observer des mandrills et d’autres grands primates dans leur habitat naturel. C’est un lieu magique pour découvrir la faune du Gabon.

Après la Lopé, j’ai fait un arrêt historique à Lambaréné. Lambaréné est célèbre pour l’histoire d’Albert Schweitzer. Visiter le musée Albert Schweitzer à Lambaréné, c’est faire un saut dans le temps. Albert Schweitzer a marqué l’histoire de Lambaréné en y construisant son hôpital. Aujourd’hui, Lambaréné attire les voyageurs passionnés d’histoire. La ville de Lambaréné, située au bord de l’Ogooue, offre un cadre paisible, parfait pour une immersion dans le Gabon historique avant de repartir vers Port-Gentil ou d’autres sites touristiques.

6. Pongara et la Pointe-Denis : Ma parenthèse au bord de l’eau

Après avoir bravé la jungle de la Lopé, d’Ivindo, et remonté les fleuves à proximité de Lambaréné, j’ai estimé que j’avais bien besoin d’un petit moment de douceur. J’ai pris un bateau depuis Libreville pour rejoindre le parc national de Pongara, et plus précisément la Pointe-Denis. Le parc national de Pongara est situé juste à proximité de la capitale, ce qui en fait un lieu de départ ou de fin de séjour idéal. Le parc national de Pongara protège des forets de mangrove et des plages magnifiques.

À la Pointe-Denis, dans le parc national de Pongara, j’ai profité de plages de sable fin pour me reposer au bord de l’eau. Pour moi, c’est le parc national des contrastes. D’un côté, j’ai profité de lodges confortables pour siroter un cocktail les pieds dans l’eau en regardant la silhouette lointaine de la capitale Libreville. De l’autre, je me suis baladé sur des plages de sable sauvage qui s’étirent à perte de vue dans le parc national de Pongara.

J’ai eu la chance d’y être à la bonne saison pour assister à la ponte nocturne des tortues marines, notamment les tortues luths, les plus grandes tortues au monde. Voir ces tortues marines sortir de l’océan pour pondre sur la plage sous les étoiles, c’est un miracle de la nature. La préservation de ces tortues marines à Pongara montre à quel point le Gabon est engagé dans la protection de sa faune sauvage et de sa biodiversité unique.

Ma boîte à outils d’explorateur : Mes conseils pour votre voyage au Gabon

Le Gabon m’a émerveillé, mais je devez vous avouer qu’un tel voyage ne s’improvise pas. Pour que votre aventure reste un plaisir et que vous sachiez exactement quoi faire au Gabon, voici les clés que j’ai ramenées dans mes bagages :

Ce j’ai appris sur le paysMes conseils pratiques
Quand partir ?J’ai choisi la grande saison sèche, de juin à septembre, pour me déplacer facilement et visiter chaque parc national. La petite saison sèche (décembre-janvier) est aussi idéale pour les plages.
Comment circuler ?Le réseau routier vers les parcs nationaux est un vrai défi. Pour rejoindre un parc ou une ville éloignée comme Port-Gentil, j’ai alterné entre vols intérieurs, bateau et le fameux train Transgabonais pour aller vers la Lopé (une aventure en soi !).
Côté santé et natureMon traitement antipaludéen ne m’a pas quitté en foret. Mon carnet de vaccination à jour (fièvre jaune obligatoire) m’a sauvé au départ et à l’arrivée. Protéger la nature et la faune sauvage est la règle d’or dans chaque parc national.
Le budgetLe Gabon applique un tourisme de niche pour préserver sa biodiversité et ses parcs nationaux. Les infrastructures dans les parcs ont un coût certain, mais le prix de l’exclusivité au cœur de la nature vaut chaque centime que j’ai dépensé.

Mon mot de la fin : Serez-vous de ceux qui osent le Gabon ?

Alors, si vous me demandez encore que faire au Gabon, ma réponse ne tiendra pas dans une simple liste de sites touristiques ou de monuments à cocher, mais dans une posture : acceptez de lâcher prise au cœur de la nature. Le Gabon m’a demandé de la patience, de l’humilité face aux éléments et une vraie curiosité pour sa culture, son histoire et ses traditions locales. En échange, ce pays magnifique m’a offert ce que la planète a de plus rare : l’exclusivité d’un parc national sauvage, le grand frisson de la découverte de la faune et de la flore dans leur habitat naturel, et des rencontres humaines inoubliables de Libreville à Lambaréné.

Si vous cherchez des vacances reposantes, totalement lisses et prévisibles, passez votre chemin, la foret gabonaise n’est pas pour vous. Mais si vous avez besoin, comme moi, de retrouver le sens profond du mot voyage, le Gabon et ses parcs nationaux vous attendent. Et quelque chose me dit que vous n’êtes pas prêt d’oublier votre séjour au Gabon.

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